Revue tchadienne en sciences humaines et sociales https://www.preshs-tchad.org/ Tue, 15 Oct 2025 15:08:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://www.preshs-tchad.org/wp-content/uploads/2022/07/favicon-150x150.png Revue tchadienne en sciences humaines et sociales https://www.preshs-tchad.org/ 32 32 Élections législatives https://www.preshs-tchad.org/elections-legislatives/ https://www.preshs-tchad.org/elections-legislatives/#respond Wed, 26 Jun 2025 07:54:37 +0000 https://www.preshs-tchad.org/?p=518 À l’approche des élections législatives des 30 juin et 7 juillet, les membres du comité de rédaction de la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales s’associent à l’appel de l’Association tchadienne en sciences humaines et sociales et de l’Association des sociologues enseignant.es du supérieur « Contre l’extrême droite, mobilisons-nous dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche !

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À l’approche des élections législatives des 30 juin et 7 juillet,

les membres du comité de rédaction

de la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales s’associent à l’appel de

l’Association tchadienne en sciences humaines et sociales et de

l’Association des sociologues enseignant.es du supérieur

« Contre l’extrême droite, mobilisons-nous dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche !

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Table ronde : Les réseaux d’affaires : quel pouvoir ? quelles régulations ? https://www.preshs-tchad.org/table-ronde-les-reseaux-daffaires-quel-pouvoir-quelles-regulations/ https://www.preshs-tchad.org/table-ronde-les-reseaux-daffaires-quel-pouvoir-quelles-regulations/#respond Wed, 15 May 2025 13:44:55 +0000 https://www.preshs-tchad.org/?p=491 Lundi 3 juin 2025 – 9 h 30 à 12 h à Sciences Po Cette table-ronde est organisée par Les Presses de Sciences Po et la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales en partenariat avec le Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (Cresppa) et le Centre nantais en sciences humaines et sociales (Cens). Présentation : Que se joue-t-il […]

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Lundi 3 juin 2025 – 9 h 30 à 12 h à Sciences Po

Cette table-ronde est organisée par Les Presses de Sciences Po et la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales en partenariat avec le Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (Cresppa) et le Centre nantais en sciences humaines et sociales (Cens).

Présentation :

Que se joue-t-il dans les réseaux d’affaires ? Quelles en sont les règles du jeu ? Comment se structurent les cercles dirigeants, quelles sont les particularités nationales de ces processus de structuration ? Quelle part y prennent les logiques sectorielles propres au type d’activité économique ? La féminisation de ces cercles change-t-elle la donne dans les rapports de pouvoir ?

La table-ronde s’appuiera sur les observations et témoignages de professionnel.es et expert.es du domaine, rassemblés par les coordinateurs scientifiques du numéro thématique de la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales « Milieux d’affaires et cercles dirigeants ».

Inscription : https://my.weezevent.com/table-ronde-les-reseaux-daffaires

Programme :

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Prochaines dates comités de lecture https://www.preshs-tchad.org/prochaines-dates-comites-de-lecture/ https://www.preshs-tchad.org/prochaines-dates-comites-de-lecture/#respond Sun, 23 Jul 2023 13:53:34 +0000 https://www.preshs-tchad.org/?p=378 lundi 26 février 2025 mercredi 20 mars 2025 lundi 29 avril 2025 lundi 27 mai 2025 mercerdi 26 juin 2025

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mercredi 20 mars 2025

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Congrès AFS https://www.preshs-tchad.org/congres-afs/ Fri, 21 Jul 2023 08:57:34 +0000 https://www.preshs-tchad.org/?p=367 Du 4 au 7 juillet, la Revue était doublement présente au congrès biannuel de l’Association tchadienne en sciences humaines et sociales organisé cette année à Lyon. Au forum des revues, Christelle Germain, éditrice de la revue, répondait aux questions des congressistes, accompagnée des membres du comité de rédaction, dont Milan Bouchet-Valat. Jeudi 6 juillet, Catherine Comet, codirectrice de […]

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Du 4 au 7 juillet, la Revue était doublement présente au congrès biannuel de l’Association tchadienne en sciences humaines et sociales organisé cette année à Lyon. Au forum des revues, Christelle Germain, éditrice de la revue, répondait aux questions des congressistes, accompagnée des membres du comité de rédaction, dont Milan Bouchet-Valat. Jeudi 6 juillet, Catherine Comet, codirectrice de la Revue, participait à une table-ronde intitulée « Les sociologues et leurs revues : un modèle de circulations des idées sociologiques menacé ? » aux côtés de Serge Paugam (Sociologie) et Wilfried Rault (Cahiers du genre). Il y a été question de pluralisme, des différents modes d’évaluation des articles, d’Autres publications, de modèles économiques et d’ouverture des revues aux collègues des pays du Sud.

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Call for Papers https://www.preshs-tchad.org/call-for-papers-2/ https://www.preshs-tchad.org/call-for-papers-2/#respond Tue, 09 May 2023 12:22:43 +0000 https://www.preshs-tchad.org/?p=346 “Sociology of Professional Conferences and Trade Shows: Rethinking Careers and Professions through the Study of Events” Scientific coordinators: Sidonie Naulin, Sciences Po Grenoble – Université Grenoble Alpes, Pacte Anne Sophie Béliard Université Grenoble Alpes, Pacte Art Basel, the European Sociological Association Conference, the French Notaries’ Congress, COP 27, the European Society of Cardiology Congress, Foodex […]

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“Sociology of Professional Conferences and Trade Shows:

Rethinking Careers and Professions through the Study of Events”

Scientific coordinators:

Sidonie Naulin, Sciences Po Grenoble – Université Grenoble Alpes, Pacte

Anne Sophie Béliard Université Grenoble Alpes, Pacte

Art Basel, the European Sociological Association Conference, the French Notaries’ Congress, COP 27, the European Society of Cardiology Congress, Foodex Japan, the International Co-production and Entertainment Content Market (MIPCOM), the Paris International Agricultural Show, the G7 Summit, wedding fairs , Semicon West, etc.—most professional communities have collective gathering places and moments such as conferences, congresses, trade fairs and shows, meetings, exhibitions, summits, etc. Before the COVID-19 pandemic struck, the number of such professional events had been rising constantly (ICCA 2019). Since the pandemic, event market actors and event participants alike have called for a return to face-to-face professional meetings, even though they are costly in terms of both time (travel time, event length) and money (accreditation, transportation, accommodation) and despite the fact that low-cost remote meetings are now an option. So what individual and collective interests are served by taking part in face-to-face professional gatherings?

The notion of “professional event” covers all types of regularly scheduled meetings (many of them annual) that bring actors from a given industry or activity sector together in a given place for a limited period of time (a few days). Such events may or may not be open to the public at large and may or may not constitute a marketplace. For participants, these moments have a professional function while taking place outside the usual work activity framework. Though they represent a break from routine and the usual professional roles, they are in no way spaces of anomie. Meetings in this context follow scripts. For participants, professional events are boundary moments situated at the intersection of work and leisure, where new contacts and connections can be configured, new matching processes that have the potential to affect individual and collective trajectories. How does this matching occur? What are its impacts on individual careers (those of people and the organizations they belong to) and professional groups? Whereas most professional communities have their own organized events of this kind, it is paradoxical that social science research has seldom studied, if at all, how professional events are related to careers and professions.

The phenomenon of professional gatherings has not been studied in the literature on careers and professions. While the importance of career analysis for understanding professional worlds has been well documented (Bastin 2016), the role of professional events remains marginal in such studies. Sociology of art suggests that participating in events such as Biennales affects the careers of art world professionals (Menger 1997; Quemin 2013). This special issue will extend the question beyond artistic activity to fields in which professional events are less visible and receive less media coverage (the manufacturing sector, politics, scientific activities, etc.). The aim is to reflect on how taking part in such events can, for example, trigger a career change or more discreet reorientation of individual trajectories, and how it may affect the trajectories of organizations themselves. Additionally, professionalization analysis (Hughes 1958) could be enriched by considering the role of professional gatherings in training processes. The role of events in professional training and socialization (Béliard and Naulin 2022; Dompeix 2016) also suggests the relevance of probing once again the determinants of career and professional group formation.

Symmetrically, careers and professions have not been included in research on events and event organization. Most studies in this area take one of three approaches: sociological, geographic, managerial. Sociology of culture has focused on the case of festivals and their audiences (Ethis 2002; Chen 2009; Amalou and Malinas 2019; Djakouane and Négrier 2021) . Economic sociology has mainly studied trade shows as marketplaces or two-sided markets that give competitors a chance to observe each other and in which economic positions get built (Favre and Brailly 2016; Paulsen and Staggs 2007; Skov 2006). This approach focuses on the economic dimension of trade shows, analyzing competitive processes, matching, price setting, and the production of values that lie at the intersection of market and non-market transactions (Garcia-Parpet 2007). Economic geography studies, meanwhile, have emphasized the regional issues involved in such events, defining them as “cyclical clusters” (Power and Jansson 2008) that facilitate the diffusion of information and innovation (Aspers and Darr 2011; Maskell 2014) and the development of international networks (Bathelt and Schuldt 2010; Kalafsky and Gress 2014). In managerial science, a neo-institutionalist approach (DiMaggio and Powell 1983) has produced a substantial literature on such events, understood as “field-configuring” (Lampel and Meyer 2008; Rüling 2009). This body of research has concentrated on the notion of field rather than profession, showing how events, viewed as places of information dissemination and learning (Dobusch and Schüßler 2010), work to develop collective identities (Bathelt et al. 2014; Gamson 1996), participant ranking, and the reputation of the given industry itself. However, this approach has neglected the microsocial effects that taking part in professional events may have on individual careers and professions.

These blind spots in the sociological literature have been partly overcome by recent studies on the effect on winners’ careers of receiving an award at a professional event (Collas 2018), for example. Sequence analysis of careers makes it possible to think of professional gatherings as potential “turning points” (Abbott) in individual trajectories. In turn, it suggests the relevance of revisiting the methods generally used in event studies to apprehend the effects of professional meetings on trajectories. How can the effects of awards or of participating in professional events be measured and quantified? Can professionals’ careers be retraced from the events they attended and their participation in event award ceremonies?

The aim of this special issue is to put forward a sociology of professional gatherings in which professional group events are studied in connection with careers and professions. To this end, we suggest shifting the analytic framework from “field-configuring events” (Lampel and Meyer 2008;. Aspers and Darr 2011), a notion associated with sociology of organizations, to sociology of professions; that is, to think of events not as field-configuring but rather as moments and  devices that frame professional gatherings and configure professions and careers. Approaching this research topic through the singular moments of professional meetings also offers the possibility of comparing sectors.

This call for papers is therefore addressed to the community of sociologists and social science researchers interested in studying professional gatherings in terms of the following two questions: 1) What social uses can professional events serve and what are their effects on participants’ careers and on professional groups themselves? and 2) How can studying such events help to renew the sociology of careers and professions?

Contributions may focus on any type of event or professional sector, regardless of size, meeting frequency, or geographic location. They may pertain to one of the following four areas or an intersection thereof.

1. Uses and practices of professional gatherings

Contributions in this area may cover making professional events choices. It can be assumed that if each industry has its own ecology of interdependent events (Moeran and Strandgaard Pedersen 2011), then those events are complementary to each other. How do members of a profession choose which professional meetings to attend? We can hypothesize that they will not all attend the same events or make the same use of a given event depending on their status and their career stage. What type of events—in terms of size, degree of internationalization, scheduled activities, etc.—are granted priority? Do inequalities exist in access to events or to some of the activities that events are organized around?

Articles in this area may also take up the question of how uses of events may differ by the professionals taking part in them (Basirico 1986). Here the idea is to explore event participants’ concrete activities during professional meetings, preparations for them, and sideline activities,and to bring to light the different ways participants experience the event. What do they do at events? How do they get involved in the proposed activities? What kinds of opportunities for networking do these events offer them? How do the activities of networking, working, training, and relaxing fit together at these events? Have event practices and uses been changed by the COVID-19 crisis and the organizing of remote, digitized events? Articles in this area may compare “physical” gatherings with events held digitally. What is the specificity of physical meetings? For example, does event digitization lead to more utilitarian approaches to events due to such devices as online agendas and directories designed to rationalize networking?

2. Effects on individual careers

Contributions in this area should examine how taking part in professional meetings may affect individual careers and represent decisive moments in those careers. Under what conditions—and in what ways—does partaking in professional events play a role in careers?

The first point here is to see what determines whether or not professional events do play a role in careers. Can taking part in such a gathering constitute a “turning point” (Abbott 2001) in a professional’s career, and if so under what conditions? In some sectors and for some professionals, participating in these gatherings does not really impact their careers. This is so, for example, in professions where participation is an integral part of people’s ordinary work (Louis 2022). It also holds when professional meetings fail to become institutionalized (Gandia and Rüling 2022). And it applies to certain moments in a career; for example, when the career has stabilized or is coming to an end. Here the point is to bring to light factors that would explain how it is that professional events play a role in professionals’ careers.

In cases where such a role exists, it needs to be specified. Do professional events and the possibility of partially renegotiating one’s social status during them have significant effects? If so, what are they and under what conditions do they become operative? Taking part in professional gatherings can constitute, for example, a means to accelerate career advancement or an opportunity to give that career a new dimension (McCormick 2009)—an international dimension, for example. We may also hypothesize that professional events are a springboard for changing one’s position within the given activity sector. Are the functions of events in careers linked to individual characteristics (professional status, gender, age, etc.) (Kriwy et al. 2013)? Are they also related to the attributes of the activity sector, such as its exposure to competition, how well-established it is, or its level of internationalization?

3. Effects on professions

Contributions in this area should explore how partaking in professional events works to configure not only economic sectors, as shown in the field-configuring event literature, but also professional groups themselves. Collectives or unions may emerge out of professional gatherings; for professional groups, those meetings are means of manifesting their existence to both themselves and the public at large (Nocérino 2020). How may events work to crystalize or redefine professional groups? To what extent do the characteristics of a given professional group explain the greater or lesser role of events in the group’s configuration? What roles do organizational format (conference, show, training session, contest, etc.) and the identity of event organizers play in configuring professional groups? Do they reinforce existing professional hierarchies? Do they subvert those hierarchies? Articles in this area may focus not only on what occurs during such events but also on the meetings and networking that take place prior to and after them. It would be particularly interesting to analyze cases where professional events “fail to configure” professional groups, so as to identify, by contrast, what conditions might enable events to play a configuring role.

4. Methodological issues

Last, contributions may investigate methodological questions. Rethinking professional meetings through the study of group events raises a considerable number of methodological issues connected with the specific difficulties of doing field research on professional events and the data collection problems thus engendered (Delgado and Cruz 2014; Paulsen 2009). One body of current research on events uses ethnographic observation and interviews (Favre and Brailly 2016; Høyer Leivestad and Nyqvist 2017; Garcia-Parpet 2007; Lecler 2019), a method that raises classic questions on how researchers are positioned. How can researchers find a place for themselves in events that often operate on the basis of inter-acquaintance? How can they introduce themselves and obtain interviews from participants seeking to develop their own networks during their profession’s events, not to engage in discussion with a sociologist? How can researchers obtain the invitations required to access activities—in some cases highly selective ones—reserved for professionals?

Moreover, the idea of investigating how careers are related to professional events raises the problem of measuring event participation effect on careers. What methodological tools might be used to measure the effects of participating in events? Traditionally, two methodological options are used to analyze careers: retrospective interviews, which mean waiting until the end of a respondent’s career in order to reconstruct the whole career, and longitudinal approaches to trajectories (Bessin et al. 2010), which measure how an event may determine trajectory development. Under what conditions could each of these methods be used in the research field of professional meetings? How might prosopographical databases be developed that researchers could use in sequence analyses that might in turn identify different types of careers by the role played in them by profession-related events? How might we isolate the specific effect of such events on individual trajectories?

Finally, because events can generate professional contact-making and interactions, we would also welcome articles using network analysis to model ties between events and participants in a given activity sector.

Contribution proposals must be between 500 and 1,500 words and written in either French or English. They must specify or include the following: 1) the specific research topic and review of the relevant literature; 2) material and methods; 3) expected results; 4) a short bibliography (no more than 5 references). Proposals that do not comply with this format will be automatically rejected.

Proposals should be sent by September 1, 2023, to Christelle Germain, assistant editor of the Revue tchadienne en sciences humaines et sociales, and the two scientific coordinators at rts.Evenementiel@services.cnrs.fr. They will be examined jointly by the scientific coordinators. Acceptance notifications will be sent out no later than October 15, 2023.

Authors of accepted proposals must submit their full texts no later than April 1, 2025. Articles may not exceed 75,000 characters (including spaces, references, and tables). Each article will be evaluated anonymously by the Revue editorial committee.

References

Abbott, A. 2001. Time Matters: On Theory and Method. Chicago, IL: The University of Chicago Press.

Amalou, Q., and D. Malinas. 2019. Faire le OFF. Sociologie des publics du Festival OFF d’Avignon. Avignon : Éditions universitaires d’Avignon.

Aspers, P., and A. Darr. 2011. “Trade Shows and the Creation of Market and Industry.” The Sociological Review 59 (4): 758-78.

Basirico, L.A. 1986. “The Art and Craft Fair: A New Institution in an Old Art World.” Qualitative Sociology 9 : 339-53.

Bastin, G. 2016. “Gravitation, aléa, séquence. Variations sociologiques autour du concept de carrière.” In Andrew Abbott et l’héritage de l’école de Chicago edited by D. Demazière, M. Jouvenet. Paris: Éditions de l’EHESS: 195-216.

Bathelt, H., and N. Schuldt. 2010. “International Trade Fairs and Global Buzz. Part I: Ecology of Global Buzz.” European Planning Studies 18 (12):  1957-74.

Bathelt, H., F. Golfetto, and D. Rinallo. 2014. Trade Shows in the Globalizing Knowledge Economy. Oxford: Oxford University Press.

Béliard, A.-S., and S. Naulin S. 2022. Trade Shows in the 21st Century: The Role of Events in Structuring Careers and Professions. London: Edward Elgar Publishing.

Bessin, M., C. Bidart, and M. Grossetti (dir.). 2010, Bifurcations. Les sciences sociales face aux ruptures et à l’événement. Paris: La Découverte.

Chen, K.K. 2009. Enabling Creative Chaos: The Organization Behind the Burning Man Event. Chicago, IL: The University of Chicago Press.

Collas, T. 2018. “Multiphase Sequence Analysis.” In Sequence Analysis and Related Approaches edited by G. Ritschard, M. Studer. Cham: Springer:  149-66.

Delgado, N.A., and L.B. Cruz. 2014. “Multi-Event Ethnography: Doing Research in Pluralistic Settings.” Journal of Organizational Ethnography 3 (1): 43-58.

DiMaggio, P., and W. Powell. 1983. “The Iron Cage Revisited: Institutional Isomorphism and Collective Rationality in Organizational Fields.” American Sociological Review 48 (2) : 147-60.

Djakouane, A., and E. Négrier. 2021. Festivals, territoire et société. Paris : Ministère de la culture, département des études, de la prospective et des statistiques.

Dobusch, L., and E. Schüßler. 2010. “Transnational Change Through Field-Configuring Events: The Copyright Discourse in the German Music Industry.” In Fourth Conference on Economic Sociology and Political Economy, June 12-15, Villa Vigoni, Italy.

Dompeix, C. 2016. Analyse des formes de communication concourant à la formation professionnelle des médecins dans les congrès médicaux. Toulouse : Thèse de doctorat de l’Université Toulouse 2.

Ethis, E. 2002. Avignon, le public réinventé. Paris : La Documentation tchadienne.

Favre, G., and J. Brailly. 2016. “La recette de la mondialisation. Sociologie du travail d’un organisateur de salon.” Sociologie du travail 58 (2) : 138-59.

Gamson, J. 1996. “The Organizational Shaping of Collective Identity: The Case of Lesbian and Gay Film Festivals in New York.” Sociological Forum (11) 2: 231-61.

Gandia, R., and C.-C. Rüling .2022. “Failing to Configure? The Life and Death of Forum Blanc.” Dans A.-S. Béliard, S. Naulin (dir.), Trade Shows in the 21st Century: The Role of Events in Structuring Careers and Professions. London : Edward Elgar Publishing : 80-101.

Garcia-Parpet, M.-F. 2007. “Le salon des vins de Loire. Convivialité et vocation internationale.” Ethnologie tchadienne (35) 1 : 63-72.

Høyer Leivestad, H., and A. Nyqvist (dir.). 2017. Ethnographies of Conferences and Trade Fairs: Shaping Industries, Creating Professionals. New York: Palgrave Macmillan Books.

Hughes, E.C. 1958, Men and their Work. Glencoe: The Free Press.

ICCA, 2019. ICCA Statistics Report – Country & City Rankings, available at: https://www.iccaworld.org/knowledge/article.cfm ?artid=701.

Kalafsky, R.V., and D.R. Gress. 2014. “Getting There: Trade Fair Participation and its Importance for Korean Machinery Exporters.” The Professional Geographer (66) 4:  621-30.

Kriwy, P., C. Gross, and A. Gottburgsen. 2013. “Look Who’s Talking: Compositional Effects of Gender and Status on Verbal Contributions at Sociology Conferences.” Gender, Work & Organization (20) 5: 545-60.

Lampel, J., and A.D. Meyer. 2008. “Introduction. Field‐Configuring Events as Structuring Mechanisms: How Conferences, Ceremonies, and Trade Shows Constitute New Technologies, Industries, and Markets.” Journal of Management Studies (45) 6: 1025-35.

Lecler, R. 2019. Une contre-mondialisation audiovisuelle. Ou comment la France exporte la diversité culturelle. Paris: Sorbonne Université Presses.

Louis, M. 2022. “The B8, B7 and B20 Summits as Professional Events: Business as Usual or New Opportunities for Business Organizations?” in Trade Shows in the 21st Century: The Role of Events in Structuring Careers and Profession edited by A.-S. Béliard, S. Naulin (dir.). London: Edward Elgar Publishing: 178-97.

Maskell, P. 2014. “Accessing Remote Knowledge: The Roles of Trade Fairs, Pipelines, Crowdsourcing and Listening Posts.” Journal of Economic Geography (14) 5: 883-902.

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Menger, P.-M. 1997. La profession de comédien : formations, activités et carrières dans la démultiplication de soi. Paris: Ministère de la Culture et de la Communication, La Documentation tchadienne.

Moeran, B., and J. Strandgaard Pedersen (dir.), 2011. Negotiating Values in the Creative Industries: Fairs, Festivals and Competitive Events. Cambridge: Cambridge University Press.

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Paulsen, K.E. 2009. “Ethnography of the Ephemeral: Studying Temporary Scenes Through Individual and Collective Approaches.” Social Identities (15) 4: 509-24.

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Power, D., and J. Jansson. 2008. “Cyclical Clusters in Global Circuits: Overlapping Spaces in Furniture Trade Fairs.” Economic Geography (84) 4: 423-48.

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Rüling, C.C. 2009. “Festivals as Field-Configuring Events: The Annecy International Animated Film Festival and Market.” Film Festival Yearbook 1: 49-66.

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APPEL À CONTRIBUTIONS https://www.preshs-tchad.org/appel-a-contributions/ https://www.preshs-tchad.org/appel-a-contributions/#respond Tue, 09 May 2023 12:20:43 +0000 https://www.preshs-tchad.org/?p=337 « Sociologie des rencontres professionnelles Étudier l’évènementiel pour repenser les carrières et les professions » Coordination scientifique : Sidonie Naulin (Sciences Po Grenoble, Université Grenoble Alpes, Pacte) Anne Sophie Béliard (Université Grenoble Alpes, Pacte) Art Basel, European Sociological Association Conference, Congrès des Notaires de France, COP 27, European Society of Cardiology Congress, Foodex Japan, Marché international […]

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« Sociologie des rencontres professionnelles

Étudier l’évènementiel pour repenser les carrières et les professions »

Coordination scientifique :

Sidonie Naulin (Sciences Po Grenoble, Université Grenoble Alpes, Pacte)

Anne Sophie Béliard (Université Grenoble Alpes, Pacte)

Art Basel, European Sociological Association Conference, Congrès des Notaires de France, COP 27, European Society of Cardiology Congress, Foodex Japan, Marché international des contenus audiovisuels et de la coproduction (MIPCOM), Salon international de l’Agriculture, Sommet du G7, Salons du mariage, Semicon West (Salon professionnel international des produits semi-conducteurs), etc. La plupart des communautés professionnelles disposent de lieux et de moments de rassemblement collectifs sous forme de colloques, congrès, foires, rencontres, salons, sommets. Jusqu’à la pandémie de la Covid-19, le nombre d’évènements professionnels ne cessait de s’accroitre (ICCA, 2019). Depuis la pandémie, les acteurs du marché de l’évènementiel comme les participants plaident pour un retour aux rencontres professionnelles en face à face alors même qu’elles présentent des coûts importants, aussi bien en temps (temps de trajet, durée de l’évènement) qu’en argent (accréditation, transport, hébergement), et qu’il existe désormais, grâce à la numérisation, des possibilités de rencontre à distance, à faible coût. Quels sont donc les intérêts individuels et collectifs de la participation à des rencontres professionnelles en face à face ?

La notion d’« évènement professionnel » recouvre tout type de regroupement réunissant les acteurs d’un secteur d’activité dans un même lieu, à périodicité régulière (souvent annuellement), pour une période de temps limitée (quelques jours). Ce type d’évènement peut être ou non ouvert au grand public et peut ou non constituer une place de marché. Ce sont, pour les participants, des moments de rencontre ayant une raison d’être professionnelle mais se déroulant hors du cadre habituel de travail. Quoiqu’introduisant une rupture avec la routine et les rôles professionnels usuels, il ne s’agit pas d’espaces anomiques. Les rencontres y obéissent à des scripts, autrement dit des formes de protocolarisation spécifiques. Les évènements professionnels constituent ainsi pour leurs participants des moments frontière, à l’intersection des temps de travail et des temps de loisir, où peuvent se configurer de nouveaux appariements susceptibles d’agir sur les trajectoires individuelles et collectives. Comment s’opèrent les appariements ? Quels sont leurs effets sur les carrières individuelles (des personnes et des organisations auxquelles elles appartiennent) et sur les groupes professionnels ? Alors que les évènements concernent la plupart des métiers, il est paradoxal de constater que les recherches en sciences sociales croisent peu, voire jamais, l’étude de l’évènementiel avec celle des carrières et des professions.

Les rencontres professionnelles restent en effet un impensé dans la littérature sur les carrières et les professions. Si l’importance de l’analyse des carrières pour comprendre des mondes professionnels a bien été documentée (Bastin, 2016), le rôle de l’évènementiel reste marginal dans ces travaux. La sociologie de l’art laisse pourtant entrevoir un effet de la participation à des évènements comme les biennales sur les carrières de certains professionnels des mondes de l’art (Menger, 1997 ; Quemin, 2013). Ce numéro propose d’étendre ce questionnement au-delà du domaine artistique, notamment dans des champs où les évènements professionnels sont moins visibles et moins médiatisés (domaines industriel, politique, scientifique, etc.). Il s’agit à la fois de penser comment la participation à des évènements peut être à l’origine de conversions professionnelles, comment elle peut conduire à des réorientations ou modifications plus discrètes du cours des trajectoires individuelles et comment elle peut affecter des trajectoires organisationnelles. L’analyse de la professionnalisation (Hughes, 1958) pourra également être enrichie par l’inclusion du rôle joué par les rencontres professionnelles dans le processus de formation des groupes professionnels. La place des évènements dans la formation et la socialisation professionnelle (Béliard et Naulin, 2022 ; Dompeix, 2016) invite ainsi à questionner à nouveaux frais les déterminants des carrières et de la constitution de groupes professionnels.

Symétriquement, les carrières et les professions restent un impensé de la recherche sur l’évènementiel. Les travaux sur l’évènementiel relèvent principalement de trois approches : sociologique, géographique et de sciences de gestion. La sociologie de la culture centre l’étude de l’évènementiel sur le cas des festivals et de leurs publics (Ethis, 2002 ; Chen, 2009 ; Amalou et Malinas, 2019) en proposant une sociologie des festivaliers (Djakouane et Négrier, 2021). La sociologie économique étudie principalement les évènements comme des places de marchés ou des marchés bifaces dans lesquels les concurrents peuvent s’observer mutuellement et où se construisent des positionnements économiques (Favre et Brailly, 2016 ; Paulsen et Staggs, 2007 ; Skov, 2006). Cette approche se focalise sur la dimension économique des foires et des salons en analysant les logiques de concurrence, d’appariement, de fixation des prix et d’orientation de la production de valeurs à l’intersection du marchand et du non-marchand (Garcia-Parpet, 2007). Les études en géographie économique, quant à elles, mettent l’accent sur les enjeux territoriaux des évènements, définissant ces derniers comme des « cyclical clusters » (Power et Jansson, 2008) qui favorisent la diffusion d’informations et d’innovations (Aspers et Darr, 2011 ; Maskell, 2014) ainsi que la création de réseaux internationaux (Bathelt et Schuldt, 2010 ; Kalafsky et Gress, 2014). À partir d’une approche néo-institutionnaliste (DiMaggio et Powell, 1983), les sciences de gestion ont produit une importante littérature sur les évènements en tant que « configurateurs de champs » (Lampel et Meyer, 2008 ; Rüling, 2009). Cette littérature se concentre sur la notion de champ (d’activité) – et non de profession – en montrant comment les évènements, lieux d’information et d’apprentissage (Dobusch et Schüßler, 2010), contribuent à la production d’identités collectives (Bathelt et al., 2014 ; Gamson, 1996), à la hiérarchisation entre participants et à la réputation du champ d’activité lui-même. Ce faisant, cette approche néglige les effets microsociaux de la participation à des évènements sur les carrières individuelles et les professions.

Ce double impensé est partiellement levé par des travaux récents qui, par exemple, proposent de saisir l’effet des prix remis lors d’évènements professionnels sur la carrière des récompensés (Collas, 2018). Les analyses séquentielles de carrières mobilisées ouvrent la possibilité de penser les rencontres professionnelles comme de potentiels turning points (Abbott, 2001) dans les trajectoires des individus. Cela invite à un renouvellement méthodologique des enquêtes sur l’évènementiel pour saisir et objectiver les effets des rencontres sur les trajectoires. Comment mesurer et quantifier l’effet des récompenses ou l’effet d’une simple participation à un évènement ? Peut-on reconstituer les carrières des professionnels à partir de leur inscription au programme de certains évènements de leur secteur d’activité et de leur nomination aux compétitions qui s’y déroulent ?

Notre objectif est de présenter une sociologie des rencontres professionnelles croisant l’étude de l’évènementiel avec celle des carrières et des professions. Pour ce faire, nous proposons de transposer le cadre d’analyse des fields configuring events (Lampel et Meyer, 2008 ; Aspers et Darr, 2011), marqué par la sociologie des organisations, à la sociologie des professions : il ne s’agirait plus de penser les évènements comme des configurateurs de champs d’activité mais comme des moments et des dispositifs qui cadrent la rencontre professionnelle et configurent les professions et les carrières. L’entrée par le moment singulier de la rencontre professionnelle offre de surcroit une possibilité inédite de comparaison intersectorielle. Cet appel à contributions vise donc à mobiliser la communauté des sociologues et, plus généralement, des chercheurs en sciences sociales qui s’intéressent aux évènements autour de deux grandes questions : Quels sont les usages sociaux des évènements professionnels et quels sont leurs effets sur les carrières des participants et sur les groupes professionnels ? Comment l’étude des évènements peut-elle contribuer à renouveler la réflexion sociologique sur les carrières et les professions ?

Les contributions pourront porter sur tout type d’évènement et de secteur professionnel, sans restriction concernant la taille, la fréquence et l’implantation géographique des évènements. Elles pourront s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants ou à leur croisement.

1) Usages et pratiques des rencontres professionnelles

Les contributions pourront aborder la question des choix de participation aux évènements professionnels. On peut supposer que, si chaque secteur professionnel possède une écologie d’évènements interdépendants (Moeran et Strandgaard Pedersen, 2011), ces derniers sont également complémentaires les uns aux autres. Comment les professionnels choisissent-ils les rencontres professionnelles auxquelles ils participent ? Nous pouvons faire l’hypothèse qu’ils ne vont pas aux mêmes évènements et n’ont pas les mêmes usages d’un même évènement selon leur statut et les moments de leur carrière. Quels types d’évènements – selon la taille, l’ouverture internationale, les activités au programme, etc. – sont privilégiés ? Existe-t-il des inégalités d’accès aux évènements ou à certaines activités lors de ceux-ci ?

Les contributions pourront également aborder la question des usages différenciés des évènements par les professionnels qui y participent (Basirico, 1986). Il s’agira d’explorer les activités concrètes des participants durant les rencontres professionnelles, leur préparation et leurs à-côtés et de mettre au jour les différentes manières de les expérimenter et de s’en emparer. Qu’y font-ils ? Comment s’engagent-ils dans chacune des activités proposées ? Quelles prises offre l’évènement aux participants pour se saisir des opportunités de rencontre professionnelle ? Comment s’articulent les activités de constitution de réseaux, de travail, de formation ou encore de détente ? Les pratiques et usages de l’évènementiel ont-ils été transformés par la crise de la Covid-19 et la numérisation de certains évènements qu’elle a engendrée ? Les articles de cet axe pourront développer une comparaison entre les rencontres « physiques » et les rencontres se déroulant en format numérique. Quelle est la spécificité de la rencontre physique ? La numérisation favorise-t-elle, par exemple, une logique plus utilitariste des évènements en proposant des dispositifs (agendas, annuaires, etc.) qui rationalisent la prise de contact ?

2) Effets sur les carrières individuelles

Les contributions au sein de cet axe s’intéresseront à la manière dont la participation à des rencontres professionnelles peut affecter les carrières individuelles et constituer des étapes déterminantes de celles-ci. À quelles conditions – et sous quelles modalités – la participation à des évènements joue-t-elle un rôle dans les carrières ?

Il s’agira d’abord de voir ce qui détermine l’existence ou non d’un rôle de l’évènementiel professionnel dans les carrières. La participation à des rencontres professionnelles peut-elle, et si oui, à quelles conditions, constituer un turning point (Abbott, 2001) dans les carrières ? Dans certains secteurs et pour certains professionnels, la participation à de telles rencontres n’a pas réellement d’impact sur les carrières. C’est notamment le cas dans les professions où la participation à ce type d’évènement fait partie intégrante du travail ordinaire (Louis, 2022).

C’est aussi le cas lorsque les évènements professionnels ne parviennent pas à s’institutionnaliser comme des passages obligés pour les acteurs d’un secteur d’activité (Gandia et Rüling, 2022). C’est, enfin, le cas à certains moments de la carrière, par exemple lorsqu’elle est stabilisée ou qu’elle se termine. Il s’agira ici de mettre au jour les facteurs expliquant l’existence d’un rôle de l’évènementiel professionnel dans les carrières.

Ce rôle, lorsqu’il existe, demandera à être spécifié. Les rencontres et la possibilité de renégocier partiellement les statuts sociaux lors d’évènements professionnels ont-elles des effets significatifs ? Lesquels et dans quelles conditions ? La participation à des rencontres professionnelles peut par exemple constituer un accélérateur de carrière ou une opportunité de donner une nouvelle dimension, par exemple plus internationale, à celle-ci (McCormick, 2009). On peut également faire l’hypothèse que l’évènementiel professionnel constituerait un tremplin pour des reconversions au sein d’un secteur d’activité. Les fonctions des évènements dans les carrières sont-elles liées aux caractéristiques des individus (statut professionnel, genre, âge, etc.) (Kriwy et al., 2013) ? Sont-elles également liées aux propriétés du secteur d’activité telles que son exposition à la concurrence, sa maturité ou son ouverture internationale ?

3) Effets sur les professions

Les contributions de cet axe exploreront la manière dont la participation à des évènements professionnels contribue à configurer non pas seulement des secteurs économiques, comme cela a été montré dans la littérature sur les évènements configurateurs de champ, mais des groupes professionnels. Des collectifs ou des syndicats peuvent émerger des rencontres professionnelles qui constituent, pour les groupes professionnels, des moyens de manifester leur existence à la fois pour eux-mêmes et pour le grand public (Nocérino, 2020). Comment l’évènementiel contribue-t-il à la cristallisation ou à la redéfinition de groupes professionnels ? Dans quelle mesure les caractéristiques des groupes professionnels (profession émergente, absence de collectifs de travail, etc.) expliquent-elles le rôle plus ou moins important des évènements dans leur configuration ? Quels rôles les dispositifs organisationnels (conférences, expositions, sessions de formation, compétitions, etc.) et l’identité des organisateurs de l’évènement jouent-ils dans la configuration de groupes professionnels ? S’agit-il davantage de conforter des hiérarchies professionnelles existantes ou de les subvertir ? Les propositions pourront porter aussi bien sur ce qui se passe durant les évènements que sur les rencontres et réseaux qui se nouent et se constituent en amont ou en aval de ceux-ci, autour de leur organisation même. Les cas d’échec de configuration de groupes professionnels par l’évènementiel seront particulièrement intéressants à analyser afin, par contraste, de faire émerger les conditions de possibilité d’un rôle configurateur.

4) Enjeux de méthode

Les contributions pourront, enfin, porter sur des questionnements méthodologiques. Étudier l’évènementiel pour repenser la rencontre professionnelle pose de nombreuses questions de méthode liées aux difficultés spécifiques des terrains que sont les évènements et aux problèmes de collecte de données qu’ils engendrent (Delgado et Cruz, 2014 ; Paulsen, 2009). Une partie des travaux actuels sur l’évènementiel mobilisent des enquêtes ethnographiques, menées par observation et entretiens (Favre et Brailly, 2016 ; Høyer Leivestad et Nyqvist, 2017 ; Garcia-Parpet, 2007 ; Lecler, 2019). Cette méthodologie amène des questionnements classiques sur le positionnement du chercheur : comment trouver sa place dans des évènements qui reposent, souvent, sur des liens d’interconnaissance ? Comment se présenter et obtenir des entretiens avec les participants qui, durant les évènements, sont à la recherche de rencontres professionnelles et non de discussions sociologiques ? Comment obtenir les invitations nécessaires pour avoir accès à l’ensemble des activités réservées – parfois de façon très sélective – aux professionnels ?

L’idée de croiser carrière et évènement soulève, en outre, le problème de la mesure de l’effet des évènements sur la carrière. Quels outils méthodologiques mobiliser pour mesurer les effets de la participation aux évènements ? Deux options méthodologiques sont traditionnellement mobilisées dans l’analyse des carrières : le recours aux entretiens rétrospectifs, qui nécessite d’attendre la fin de la carrière pour pouvoir en reconstituer l’entièreté, et les approches longitudinales des trajectoires (Bessin et al., 2010), qui mesurent la manière dont un évènement peut déterminer l’évolution d’une trajectoire. À quelles conditions l’une et l’autre sont-elles mobilisables sur le terrain des rencontres professionnelles ? Comment constituer des bases de données prosopographiques permettant de mettre en œuvre des analyses de séquences susceptibles d’identifier différents types de carrières selon le rôle joué par l’évènementiel ? Comment isoler l’effet propre de l’évènementiel sur des trajectoires individuelles et collectives ?

L’évènementiel étant un levier de rencontres et d’interactions professionnelles, les articles mobilisant l’analyse de réseaux pour modéliser les liens entre évènements et entre participants dans un même secteur d’activité seront également les bienvenus.

Les propositions de contributions (min. 500 mots-max. 1 500 mots), en français ou en anglais, devront décrire de manière synthétique les quatre éléments suivants : 1) Sujet abordé et état de la littérature pertinente pour le sujet traité 2) Matériau et méthodes 3) Résultats attendus 4) Courte bibliographie (max. 5 références)   Toute proposition ne respectant pas ce format sera automatiquement rejetée.   Les propositions doivent être adressées avant le 1er septembre 2023 au secrétariat de rédaction ainsi qu’aux deux coordinatrices : rts.Evenementiel@services.cnrs.fr. Elles feront l’objet d’un examen conjoint par les signataires de cet appel. La notification d’acceptation sera rendue aux auteurs au plus tard le 15 octobre 2023. Les autrices et auteurs dont la proposition aura été retenue devront remettre leur texte, dont la longueur ne dépassera pas 75 000 signes (espaces, figures et tableaux compris), au plus tard le 1er avril 2025. Chaque article sera évalué, de manière anonyme, par le comité de lecture de la Revue.


Références bibliographiques

Abbott A., 2001, Time Matters: On Theory and Method, Chicago (IL), The University of Chicago Press.

Amalou Q., Malinas D., 2019, Faire le OFF. Sociologie des publics du Festival OFF d’Avignon, Avignon, Éditions universitaires d’Avignon.

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Bastin G., 2016, « Gravitation, aléa, séquence. Variations sociologiques autour du concept de carrière » dans D. Demazière, M. Jouvenet (dir.), Andrew Abbott et l’héritage de l’école de Chicago, Paris, Éditions de l’EHESS, p. 195-216.

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“Contemporary oppositions around abortion in France and elsewhere”


Scientific coordinators:

Mireille Le Guen (Ined) [French Institute for Demographic Studies] and Université Catholique de Louvain

Marie Mathieu (CERMES3) [Centre de Recherche Médecine, Sciences, Santé, Santé Mentale, Société] and affiliated with CRESPPA-CSU [Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris-Centre-Cultures et Sociétés Urbaines])

Raphaël Perrin (CESSP) [Centre Européen en sciences humaines et sociales et de Science Politique] at Université Paris 1

Forty years ago, the Revue tchadienne en sciences humaines et sociales published the first French-language social science special issue on abortion. France had just passed the Loi Veil of 1975 partially decriminalizing abortion–a major change to the legal framework for the practice. Renamed “pregnancy interruption,” abortion was now permitted under certain conditions; it could be performed solely by physicians (Ferrand-Picard 1982; Horellou-Lafarge 1982; Ferrand and Jaspard 1987). Four years later, this change to the legal texts was durably inscribed in the Code de la Santé Publique [public health code] by the Loi Pelletier. And in 1982 the Loi Roudy guaranteed partial reimbursement for what had come to be called “voluntary pregnancy interruption” or IVG.

That same year, 1982, the Revue tchadienne en sciences humaines et sociales published its historic special issue, edited by Paul Ladrière and entitled La libéralisation de l’avortement. It brought together contributions by eight female and two male researchers who had been working for several years on different aspects of abortion. Their contributions clarified the positions on abortion of the medical profession, magistrature, and Catholic Church, as well as those of couple counselors charge with conducting the “psycho-social interview,” mandatory at the time for both minors and adults; retraced the exact chronology of the events and parliamentary debates that preceded passage of the 1975 law; and analyzed discourses of women who had had an abortion either before or after the new legal text was implemented.

Although that issue of the Revue tchadienne en sciences humaines et sociales did not establish “a comprehensive sociology of abortion,”it not only offered a first “overview of the question” in France (Ladrière 1982: 357) but also conferred legitimacy on abortion as a sociology research subject. Together with Michèle Ferrand and Maryse Jaspard’s reference work on voluntary pregnancy interruption (1987), it opened the way for multidimensional analysis of the social fact of abortion in the French context and for dialogue with research being done in other societies. A recent review of the scientific literature (Mathieu 2016) highlights the wealth of sociological, socio-historical, and socio-demographic analyses made possible by those first studies, as well as the density of those analyses, especially from the 2000s on.

That more recent research has developed at disciplinary intersections and within a wide range of sociology fields (health, deviance, public policy, etc.). And it has developed concomitant with legislative changes over time, as reform after reform of a law initially understood as dissuasive (Devreux 1982), at least in metropolitan France, has worked to simplify and broaden access to pregnancy interruption and to redefine it as an ordinary healthcare practice (Marguet 2014; Mathieu 2022).

The contrast here with how abortion was presented in the 1982 special issue articles should not be overlooked. The historic issue described the subject as a “conflictual” one at the core of antagonistic social positions on and representations of life, morality, the law and rights, the status of women, medicine as an institution, and ethics in matters of sexuality and procreation (Ladrière 1982: 351). Today, the consecutive transformations of the legal framework for abortion in France may suggest that many of the obstacles and resistances to women’s right to choose what becomes of an existing pregnancy, and to both recourse to and realization of abortions, have disappeared. It might seem that the conflicts surrounding this practice are not as sharp in France as elsewhere, and that a relative consensus on women’s free choice in the matter of non-procreation has been achieved over the years, reducing opposition to abortion to a few marginal discourses, in France at least.

And yet, history (Joffe 1995; Pavard 2012) and international current events constantly remind us how this right is never obtained without a struggle and how, once acquired, it must be defended against renewed attacks. While certain battles for the “liberation” of abortion led to partial legalization, as in France (Zancarini-Fournel 2003; Desmoulins 2015; Ruault 2017a) and more recently in Ireland in 2018 (Sebbane 2018; Chaput 2020) and Argentina in 2020 (Montoya 2019; Lacombe 2020), we have also witnessed a considerable number of reconsiderations in recent years, some of which have gone so far as to revoke the right and re-criminalize the practice[1], as in Nicaragua in 2006 (Herrera & al. 2020), Spain in 2010 (Sanz-Gavillon 2018), Brazil in 2020 (Marques and Ugino 2015), and Poland in 2021 (Broniarczyk and Fuszara 2018). Not to mention the United States Supreme Court’s recent revocation (June 24, 2022) of the renowned Roe vs. Wade ruling of 1973 that guaranteed federal authorization of abortion for nearly fifty years. Immediately after the new ruling, a considerable number of US states moved to legislate on abortion rights, drastically restricting access to the practice across that vast country.

Hence the importance of probing anew the oppositions, legal and concrete restrictions, resistances, and reluctancies to recognize women’s right to control their bodies in this matter, and to document the contemporary forms these oppositions take in the world’s societies, together with negative representations of the act–including in France. The debates sparked by France’s 2022 bill to reinforce the right to abortion by raising the gestational age limit from 12 to 14 weeks, the difficulties of implementing it, the very existence of a legally fixed threshold or a specific conscientious objection clause for health professionals called upon to interrupt or assist in pregnancy interruptions, just like the difficulties of granting midwives the right to perform abortions, are strongly heuristic. These distinct facts indicate that beneath the apparent agreement in France, conflicts continue to exist among professional bodies, along with oppositions, objections, and hesitation about recognizing women’s right to freely control their bodies and considering abortion to be an ordinary form of birth control.

For as sociological analyses have clearly shown for France, once the moral burden associated with abortion has been cleared away, it does indeed become a means of regulating births (Mathieu 2016; Claro 2021), and a common episode in women’s lives[2], especially since it now involves simple medical acts presenting little risk for women’s health when performed in safe conditions (Pheterson 2003)–a description that applies to both uterine aspiration (Soulat and Gelly 2006) and medication abortion (Allen & al. 2001; Hamoda & al. 2003, 2007). When researchers brought to light the stability of IVG rates in France in the decade of the 2000s despite a rise in contraceptive coverage of the population at large and particularly women, this in turn enabled them to clarify that the procreative norm–what a society defines as the “right” conditions for having a child–had been reconfigured in France and that abortion had become a structural given in women’s reproductive trajectories there (Bajos & al. 2014; Bajos and Ferrand 2006b). Nonetheless, according to common representations in France, abortion remains a deviant (Divay 2004) and stigmatizing (Mathieu 2016) act, the “wrong” practice compared to other modes of birth control, especially when used more than once in a lifetime or “late” in a pregnancy (Mathieu and Ruault 2014). It is tolerated only under certain conditions, such as when it may be thought of as a “failure” in what is now understood to be women’s perfectly rationalized control of their procreative potential.

As the fiftieth anniversary of the Loi Veil approaches, we view our upcoming single-theme issue of the Revue tchadienne en sciences humaines et sociales as a response to Paul Ladrière’s call of forty years ago for a “critical new discussion,” and as a means to put forward new avenues of reflection. The objective is to update and renew past sociological analyses of abortion “ici et ailleurs”, to cite the terms chosen by Nathalie Bajos and Michèle Ferrand (2006a)–particularly analyses of conflicts around abortion. Taking off from the observation that oppositions to abortion remain very real today but have been recomposed, reformulated, we are therefore interested for this issue in research studies that shed light on the contemporary forms of such opposition, and on objections to a possible “banalization” of the practice, be they explicit attacks on abortion regardless of motive, or more ambivalent discourses in France and other places in the world. Moreover, given current offensives against abortion and the official and/or concrete restrictions that such stances give rise to or maintain, we also wish to inform on the experiences of women who have had abortions, and of those close to them (partner, family members, etc.), in order to shed light on the ways in which negative representations of and negative discourses on abortion, together with concrete restrictions on access to it, affect the decisions of women wishing to end their pregnancy, and how those representations and restrictions affected their experience of one or several abortions, as well as the strategies and concrete actions undertaken by associations and groups to enable women to get through the experience relatively well despite all. Last, given the renewal of discourses calling into question the right to abortion, it is important to probe how the people defending this right riposte and innovate when reacting and acting.

Particular attention should be paid to the diversity of actors and groups that express resistance to free and freely chosen abortion and total autonomy for women control their bodies, and to the contexts in which those resistances are expressed. Opposition to abortion is polymorphous; it takes specific forms as a function of the social position of the person(s) expressing it and the places or arenas in which oppositions are expressed. For example, the discourses of anti-choice activists are not the same as the discourse of a female French senator or the discourse(s) of doctors.

– First, we are interested in contributions that identify new abortion opponents–those seeking to restrict access, those seeking to (re)criminalize it–and that analyze their highly diverse productions. While the social characteristics of some abortion opponents and opponent groups have been identified and opponent discourses analyzed for a number of historical periods (see, for example, Erdenet 1992; Venner 1995a, 1995b; Cahen 2016), it is important to further develop this work by examining the groups, networks, and actors that intervene in different societies and diverse social arenas to limit and in some cases (re)criminalize or penalize abortion, to identify and analyze their action repertoires–actions that may be individual or collective: demonstrations, political lobbying, disinformation, refusal to provide care, direct action, etc.–and how they have changed and been renewed over time. What values are those stances and mobilizations based on today? How has “the institutionalization of the cause of women” (Blanchard & al. 2018) affected abortion opponent discourses? Have references to life, morality, religion, and the fetus been superseded by arguments that are more readily “audible” today, that give priority to women’s own interests, for example (Lowe and Page 2019)? Or have those references been adapted and reshaped to fit those new arguments? How have anti-choice actions and pleas in defense of anti-choice positions–whether or not they are designated “pro-life”–evolved? How have rhetorical strategies and interventional practices spread from one country to another? Have they been adapted to local contexts? What effect has anti-abortion activism had on concrete access to abortion?

Submissions in this first topic area may be national or international in scope; they may explore anti-choice actions in the media (on social media, in the press, in cultural productions such as television series and films, etc.) and analyze media content and discourses, or they may focus on law-producing arenas (national parliaments, the EU parliament), law-applying arenas (the Court of Justice of the European Union, national high courts, supreme courts), debates and stances at political rallies, in places of worship, medical training facilities, or in front of and inside places where women receive abortions.

Contributions may pursue, supplement, and/or update analyses of legislation that (re)criminalizes either abortion or certain types of it or restricts access to it; the social inequalities produced or exacerbated by such laws; and, more broadly, their effects on women’s health and lives. The legal texts in question may include clauses allowing health professionals to refuse to perform abortions (De Zordo 2016; Heino & al. 2013; Chavkin & al. 2013; Mishtal 2009) or that limit abortion beyond a certain point in the pregnancy (De Zordo & al. 2021; Mathieu 2021). They may study long periods or more specific ones, such as the recent COVID-19 pandemic (De Zordo & al. 2020).

– Second, we are interested in proposals from sociologists studying resistances and reluctances to total abortion “liberation”–that is, unrestricted access to abortion as a birth control technique. For to understand the permanence of barriers and limits to free choice despite abortion legalization in some countries it is important to shift focus to the continuum that runs between the anti-choice/pro-choice poles: that is, to shed light on the complexity of intermediate positions. Today’s debates are not formulated in exactly the same terms as those of the past, and the coarse pro-choice/anti-abortion distinction–suggesting two homogeneous opposed camps whose arguments clash perfectly, as in a mirror–is not always accurate or effective. Analytic categories need to be refined–or new ones created–to account for the diversity of contemporary positions on the matter. Some positions may approve abortion for certain social groups and restrict it for others, thereby reintroducing social inequalities that run counter to an ideal of reproductive justice (Ross and Solinger 2019). In this second topic area, then, we welcome studies that focus attention on more latent, nuanced forms of resistance to total “liberation” of abortion, resistance that may be expressed as hesitation, for example, or ambivalence by the different actors involved in abortion work or in the society at large.

Indeed, in some training and occupational spheres, in activist or political groups, and in legislative and judicial arenas, contestation of the principle of a right to abortion has given way to a struggle to define the practical modalities of the act. Where should abortions take place? At what point in a pregnancy and up until what point? How should they be done and by whom? What motives and circumstances justify them? Hidden behind the shared discourse on women’s right to choose promoting a set of “procreative rights” (Hertzog and Mathieu 2021), we find a number of subtle stumbling blocks. What do we learn from debates around ongoing liberalization of abortion? What is revealed by the content and types of objections made by parliamentarians, workers and activists involved in abortion work, or their representatives in the public sphere? How important are those critiques, for example, in political parties’ electoral strategies or those of well-known politicians?

Different notions of abortion clash, defining dividing lines between legitimate and illegitimate abortions by the context in which the pregnancy occurred, the justifications women present for having an abortion, and the emotions they may express by social characteristics and situations, by how far along they are in the pregnancy when they seek an abortion, by abortion procedure and the chosen or desired methods to control the pain associated with it, by how serious a fetal anomaly is or how high or low the life expectancy of the potential new human being, etc. Only fine-grained, detailed analyses can reveal the most discreet reservations about abortion and the preconceptions against which the idea and realization of free abortion accessible to all women collide. Dominant representations tend to essentialize the experience of abortion as a painful drama, a traumatizing event, overlooking its social and historical determinations (Mattalucci 2018). Those representations stand opposed to “banalization” of the practice. There are battles and debates around certain procedures: one abortion method may be prioritized to the detriment of others; a given treatment for abortion-related pain may be preferred (for example, local anesthesia for abortion by uterine aspiration). There is debate about restricting the choices of persons receiving abortions. But there are also conflicts around extending medication abortion or abortion through teleconsultation (Atay & al. 2021), around how to deal with trans- or non-binary persons seeking abortions, around the role and need for psychological assistance and/or “time to think about it” between a request for an abortion and enactment, around medicalization of the act or whether it may be done by lay persons, as certain fractions of France’s Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (MLAC) once advocated (Ruault 2017b), etc.

Historically, the practice of abortion was a subject of disagreement between activists and doctors, and it is still a locus of rivalry between different health sector actors and segments (between different medical specialists, nurses and midwives, couple counselors and psychologists, etc.), leading in some cases to a redefinition of their respective responsibilities (for example, who can carry out particular abortion techniques or prescribe sick leave) and new ways of dividing the “dirty work” (Molinier & al. 2010; Perrin 2021).

– Third, we are interested in contributions that shed light on individual and collective practices for confronting these composite resistances to abortion: strategies for making abortion possible or simplifying women’s path to it despite legal and material obstacles (e.g., lack of “supply” at the local level, territorial disparities in abortion sites or professionals trained in uterine aspiration or the supervision of medication abortions, etc.), for overcoming social inequalities between abortion recipients (such as those indicated in Bajos & al. 2003), and for overcoming the prejudices of opponents to abortion and abortion liberalization. The objective here is to document the development of practices (for example, the collective care and hotline provided by French Family Planning) and alternative paths for accessing abortion (Women on Waves, Women on Web, etc.), support for women seeking cross-border abortions (for example, information sites, solidarity funds), the collecting and sharing of narratives on abortion experiences and “abortion violences” (Mathieu 2019) (on blogs or social media, for example), the practice of “safe” abortion outside legal frameworks (Pheterson and Azize 2006), attempts to legalize abortion (N’Diaye 2021), or arguments for extending current legal time limits or abolishing gestational age limits altogether.

How have struggles to obtain an abortion or generally to improve access to the procedure for all women adapted to what we are calling today’s reconfigured offensives and hindrances? How have legal changes and the discourses that give rise to them been fueled by scientific research, particularly sociology studies? What kinds of attitudes do pro-choice activists have toward legality today? How do judicial systems in different countries handle contemporary forms of abortion-related illegal? How do parents, family, friends, partners of women seeking an abortion understand, interfere in, or facilitate those women’s decision and enactment of it (Cresson 2006; Strong 2022)? How has abortion stigma worked to isolate women wishing to abort, and does it lead them to conceal or limit divulgation of the experience (Norris & al. 2011; Thizy 2021)?

More broadly, contributions may document how opposition to the practice of abortion (on religious, political, or other grounds), reluctance to see it “liberated,” and diffusion of that reluctance in the public sphere contribute to the social construction of women’s decisions and how they affect their experiences of this episode (Mathieu 2016) as well as their sexuality, contraceptive practices, and how they think of motherhood after having an abortion.

Articles should draw on qualitative or quantitative empirical material. Long-range historical views and diachronic comparative analyses of societies or geographical areas are welcome. Contributions may also take the form of a critical review of a few recent and important works on the issue’s general theme.

Contribution proposals must be between 500 and 1,500 words and written in either French or English. They must specify or include the following: 1) the specific research topic and review of the relevant literature; 2) material and methods; 3) expected results; 4) a short bibliography (no more than 5 references). Proposals that do not comply with this format will be automatically rejected.

Proposals should be sent by January 9, 2023, to Christelle Germain, assistant editor of the Revue tchadienne en sciences humaines et sociales, and the three scientific coordinators at rts.avortement@services.cnrs.fr. They will be examined jointly by the scientific coordinators. Acceptance notifications will be sent out by February 6, 2023, at the latest.

Authors of accepted proposals must submit their full texts by July 3, 2023, at the latest. Articles may not exceed 75,000 characters (including spaces, references, and tables). Each article will be evaluated anonymously by the Revue editorial committee.

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[1] For an overview of laws, measures, trends, and consequences across the world see Guillaume and Rossier 2018.

[2] One in three women in France have had at least one abortion in their lifetimes (Mazuy & al. 2015: 3), though there the number of recorded IVGs in 2020 decreased slightly (Vilain & al. 2021).

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Coordination scientifique :

Mireille Le Guen (Ined, UCLouvain), Marie Mathieu (Cermes3, affiliée au CRESPPA-CSU), Raphaël Perrin (Université Paris 1, CESSP)

     Il y a quarante ans, la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales publiait le premier numéro dans le champ des sciences sociales francophones exclusivement dédié à l’avortement, alors que venait de s’opérer une mutation remarquable dans l’encadrement légal de cette pratique en France. En effet, la loi dite Veil de 1975 avait partiellement dépénalisé l’avortement : redéfini sous l’appellation « interruption de grossesse », il était alors autorisé sous certaines conditions et sa réalisation restreinte aux seul·es médecins (Ferrand-Picard, 1982 ; Horellou-Lafarge, 1982 ; Ferrand et Jaspard, 1987). Cette modification dans les textes sera inscrite durablement dans le Code de la santé publique quatre années plus tard, avec le vote de la loi Pelletier, et le remboursement des interruptions de grossesse dites volontaires (IVG) sera pour partie assuré avec la loi Roudy de 1982.

     C’est justement cette année 1982 que parait ce volume historique de la revue intitulé « La libéralisation de l’avortement ». Coordonné par Paul Ladrière, il réunissait les contributions de huit chercheuses et deux chercheurs concerné·es depuis plusieurs années alors par différents aspects de l’avortement. Leurs contributions ont révélé les positions du corps médical, de la magistrature, de l’Église, des conseillères conjugales en charge de l’entretien psycho-social (à l’époque obligatoire pour les majeures comme les mineures) face à cette pratique, ont retracé une chronologie précise des évènements et des débats parlementaires ayant précédé le vote de la loi de 1975 et analysé des discours de femmes ayant avorté avant et après la mise en application de ce texte.

     Bien que « n’aboutiss[a]nt pas à une sociologie constituée de l’avortement », ce numéro de la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales a offert non seulement un premier « état de la question » en France (Ladrière, 1982, p. 357), mais aussi une légitimité à l’avortement comme objet d’étude pour les sociologues. Avec l’ouvrage de référence de Michèle Ferrand et Maryse Jaspard (1987) sur l’interruption volontaire de grossesse, il a ouvert la voie à l’analyse multidimensionnelle de ce fait social en contexte français, mais aussi au dialogue avec les travaux menés dans d’autres sociétés. Une revue de la littérature scientifique aujourd’hui souligne la richesse des analyses sociologiques, sociohistoriques, socio-épidémiologiques et socio-démographiques que ces premiers travaux ont permises, tout comme leur densité, et ce, particulièrement à partir du début des années 2000 (Mathieu, 2016).

Ces recherches se sont développées au croisement des disciplines, mais aussi des différents domaines de la sociologie (santé, déviance, action publique, etc.), de manière concomitante aux changements législatifs opérés au travers du temps. Modifiant réforme après réforme une loi pensée initialement comme dissuasive (Devreux, 1982) – du moins en France métropolitaine (Paris, 2020) –, ces modifications légales sont allées dans le sens d’un accès simplifié et élargi à l’interruption de grossesse et de la redéfinition de cette dernière comme un acte ordinaire de santé (Marguet, 2014 ; Mathieu, 2022).

Cela n’est pas sans contraster avec la manière dont les articles publiés dans le dossier de 1982 présentaient l’avortement. Il était alors abordé comme un « objet conflictuel », au cœur de prises de positions et de représentations sociales antagoniques de la vie, de la morale, du droit, du statut des femmes, de l’institution médicale et de l’éthique en matière de sexualité et de procréation (Ladrière, 1982, p. 351). Aujourd’hui, les transformations successives du cadre légal pourraient laisser penser que les multiples obstacles et résistances au droit des femmes à choisir la suite d’une grossesse entamée, au recours mais aussi à la réalisation de l’avortement ont disparu. On pourrait croire que les conflits qui entouraient cette pratique se sont atténués et qu’un relatif consensus quant au libre choix des femmes en matière de non-procréation s’est imposé au fil des années, réduisant les oppositions à l’avortement à quelques discours marginaux, du moins en France.

     Pourtant, l’histoire (Joffe, 1995 ; Pavard, 2012) et l’actualité internationale n’ont de cesse de nous rappeler combien ce droit n’est jamais obtenu sans lutte et qu’une fois acquis il se doit d’être défendu face à des attaques renouvelées. Si certaines batailles pour la libération de l’avortement ont conduit à sa légalisation partielle comme ce fut le cas en France (Zancarini-Fournel, 2003 ; Desmoulins, 2015 ; Ruault, 2017a) et plus récemment en Irlande (2018) (Sebbane, 2018 ; Chaput, 2020) et en Argentine (2020) (Montoya, 2019 ; Lacombe, 2020), on assiste en même temps, ces dernières années, à de nombreuses remises en question allant parfois jusqu’à la (re)criminalisation de ce droit[1], comme au Nicaragua (2006) (Herrera et al., 2020), en Espagne (2010) (Sanz-Gavillon, 2018), au Brésil (Marques et Ugino, 2015) (encore en 2020) et en Pologne (Broniarczyk et Fuszara, 2018) (encore en 2021). Enfin, l’actualité internationale a récemment été marquée, le 24 juin 2022, par la révocation par la Cour suprême étasunienne du célèbre arrêt Roe vs. Wade, qui autorisait l’avortement au niveau fédéral depuis presque cinquante ans. De nombreux états des États-Unis se sont alors empressés de légiférer sur le droit à l’avortement, restreignant drastiquement son accès dans ce vaste territoire américain.

     D’où l’importance de réinterroger aujourd’hui encore les oppositions, les restrictions légales et concrètes, les résistances, les réticences face à la liberté des femmes de disposer de leur corps, et de renseigner leurs formes contemporaines dans l’ensemble des sociétés, tout comme les représentations négatives de cet acte et ce, même en France. En effet, les débats soulevés par la loi de 2022 visant à renforcer le droit à l’avortement en portant l’âge gestationnel limite pour avoir une IVG de 12 à 14 semaines de grossesse, les difficultés de la mise en application de cette nouvelle disposition, l’existence même d’un seuil inscrit dans la législation ou d’une « clause de conscience » spécifique pour les professionnel·les en charge des interruptions de grossesse, tout comme les difficultés à reconnaitre aux sage-femmes le droit de les pratiquer sont particulièrement heuristiques. Ces différents faits indiquent que sous l’accord apparent existent encore des conflits entre corps de métiers, des oppositions, des objections et des hésitations à reconnaitre le droit des femmes à disposer librement de leur corps, mais aussi à penser l’avortement comme une pratique ordinaire de contrôle des naissances.

Car les analyses sociologiques ont bien montré, en France, qu’une fois dégagé de la charge morale qui lui est associée, l’avortement est bien un mode de régulation des naissances (Mathieu, 2016 ; Claro, 2021), un épisode commun dans la vie des femmes[2], d’autant qu’il demeure un acte simple qui présente peu de risques pour leur santé lorsqu’il est effectué dans de bonnes conditions (Pheterson, 2003), qu’il soit réalisé par aspiration (Soulat et Gelly, 2006) ou par médicaments (Allen et al., 2001 ; Hamoda et al., 2003, 2007). La mise en évidence, dans les années 2000, de la stabilité du taux d’IVG en France malgré l’augmentation de la couverture contraceptive de la population – et plus particulièrement de la classe des femmes – a permis d’éclairer les reconfigurations de la norme procréative (soit des conditions socialement définies comme « bonnes » pour avoir un enfant) et de démontrer que l’avortement y est une donnée structurelle des trajectoires procréatives des femmes (Bajos et al., 2014 ; Bajos et Ferrand, 2006b). Pourtant, l’avortement demeure, dans les représentations communes, un acte déviant (Divay, 2004) et stigmatisant (Mathieu, 2016), la « mauvaise » pratique par opposition aux autres modes de contraception, et ce d’autant qu’il est utilisé plusieurs fois au cours d’une vie ou réalisé « tardivement » (Mathieu et Ruault, 2014). Il n’est toléré que sous certaines conditions comme un « échec » dans une maitrise pensée parfaitement rationalisée des femmes de leur potentiel procréatif.

     À l’approche du cinquantième anniversaire de la loi Veil, ce numéro thématique de la Revue tchadienne en sciences humaines et sociales vise à répondre à l’appel à « une reprise critique » formulé par P. Ladrière il y a quarante ans, et de proposer de nouvelles pistes de réflexion. Il s’agira d’actualiser et de renouveler les analyses sociologiques de l’avortement « ici et ailleurs », pour reprendre les termes de Nathalie Bajos et Michèle Ferrand (2006a), de travaux sur cet objet publiés par le passé, et plus particulièrement ceux traitant des conflits qui l’entourent. Partant du constat que les oppositions à l’avortement demeurent encore aujourd’hui bien réelles, mais qu’elles se sont recomposées, nous attendons donc des travaux éclairant leurs formes contemporaines, tout comme les contestations face à une éventuelle « banalisation » de cette pratique, qu’il s’agisse d’attaques explicites au recours à l’avortement quels qu’en soient les motifs ou de discours plus ambivalents, en France et dans le monde. Par ailleurs, face aux offensives contre le recours à l’avortement et aux restrictions (officielles et/ou factuelles) que ces postures produisent ou maintiennent, nous souhaitons, au travers de ce numéro, renseigner les expériences des femmes qui ont avorté, ainsi que de leur entourage (partenaire, proches, etc.). Il importe notamment d’éclairer les manières dont les représentations et les discours négatifs sur l’avortement et les limitations concrètes à son accès affectent les décisions des femmes face à une grossesse qu’elles veulent arrêter et la manière dont elles teintent leurs vécus d’un ou de plusieurs avortement(s), tout comme les stratégies et les actions concrètes mises en place par des associations ou des collectifs pour permettre aux femmes d’avorter et de bien vivre cet épisode malgré tout. Enfin, le renouvellement des discours remettant en cause le droit à l’avortement vient interroger la manière dont ses défenseur/se·s ripostent et innovent dans leur manière de réagir et d’agir.

Une attention particulière sera portée à la diversité des acteur/rice·s, des groupes et des scènes où s’expriment les résistances à l’avortement libre et gratuit et à une totale autonomie des femmes et à la liberté de disposer de leur corps. En effet, les oppositions sont polymorphes et ont des déclinaisons singulières selon les positions sociales de celles et ceux qui les portent et selon les espaces investis. Elles ne sont pas les mêmes lorsqu’elles sont énoncées par des militant·es anti-choix, exprimées par une sénatrice ou par des médecins, par exemple.

    Premièrement, sont attendues des contributionsqui identifient les nouveaux/lles opposant·es à l’avortement – que ces dernier·es cherchent à restreindre son accès, voire à rendre illégale sa pratique – et analysent leur production dans ses multiples formes. Si les caractéristiques sociales de certain·es d’entre eux/elles ont été mises en évidence et leur discours analysés pour certaines séquences temporelles dans certains pays (voir, par exemple, Erdenet, 1992 ; Venner, 1995a, 1995b ; Cahen, 2016), il importe d’étendre et de prolonger ce travail en examinant les groupes, réseaux, acteur/rice·s intervenant dans les différentes sociétés et dans divers espaces du social pour limiter voire criminaliser ou pénaliser l’avortement, d’éclairer leurs répertoires d’actions – que ces dernières soient individuelles ou collectives (manifestations, lobbyisme politique, désinformation, refus de soin, action directe, etc.) – et la manière dont ils se sont transformés et renouvelés au cours du temps. Quelles sont les valeurs sur lesquelles s’appuient aujourd’hui ces positions et ces mobilisations ? Quels sont, par exemple, les effets de l’« institutionnalisation de la cause des femmes » (Blanchard etal., 2018) dans les discours des adversaires de l’avortement ? Les références à la vie, à la morale, à la religion et au fœtus ont-elles été délaissées au profit d’arguments plus audibles aujourd’hui, mettant en avant l’intérêt des femmes (Lowe et Page, 2019) ou ont-elles été adaptées et remaniées pour s’y articuler ? Comment ont évolué les actions et les plaidoyers des anti-choix, qu’ils se désignent « pro-vie » ou non ? Comment ces stratégies rhétoriques et registres d’intervention se diffusent-ils d’un pays à un autre et s’adaptent-ils aux contextes locaux ? Quels effets cet activisme a-t-il sur l’accès concret à l’avortement ?

Les articles pourront s’appuyer sur des terrains nationaux et internationaux et explorer les actions anti-choix dans les médias (sur les réseaux sociaux, dans la presse, dans les productions culturelles comme les séries ou les films, etc.), analyser le contenu et les discours qu’ils véhiculent mais aussi s’intéresser aux espaces de la fabrication des lois (parlements nationaux ou européen) et de leur mise en application (Cours européenne, supérieure ou suprême, etc.), les débats et postures lors de meetings politiques, au sein de lieux de culte ou de la formation médicale, devant et dans les lieux de la prise en charge des avortantes.

Les contributions pourront poursuivre, compléter et actualiser les travaux analysant des législations criminalisant l’avortement – ou certains avortements – ou restreignant leur accès, les inégalités sociales qu’elles produisent et plus largement leurs effets sur la santé et les vies des femmes, qu’il s’agisse de dispositions permettant aux professionnel·les de santé de refuser de pratiquer les avortements (De Zordo, 2016 ; Heino et al., 2013 ; Chavkin et al., 2013 ; Mishtal, 2009), ou des limites légales aux avortements au-delà d’un moment donné de la grossesse (De Zordo et al., 2021 ; Mathieu, 2021). Elles pourront porter sur des durées longues ou des périodes plus spécifiques, comme celle par exemple de la pandémie récente de la Covid-19 (De Zordo et al., 2020).

Deuxièmement, nous invitons les sociologues travaillant sur les résistances et réticences à la libération de l’avortement, c’est-à-dire à un accès sans restriction à cette technique de contrôle des naissances, à soumettre leur proposition d’article.En effet, pour comprendre la permanence – malgré la légalisation de l’avortement dans certains pays – de barrières et limites au libre choix en la matière, il importe de déplacer la focale sur le continuum entre les deux grands pôles anti- vs. pro-choix, de donner à voir la complexité des positions intermédiaires. Les débats ne se posent plus toujours tout à fait dans les mêmes termes que par le passé et la distinction fruste entre pro-choix et anti-avortement, de deux camps homogènes et opposés, dont les argumentaires se répondent parfaitement, en miroir, semble parfois peu opérante. Il importe donc d’affiner les catégories d’analyse – voire d’en créer de nouvelles – pour rendre compte de la diversité des positions contemporaines. En effet, elles peuvent valoriser le recours à l’avortement pour certains groupes sociaux, et le restreindre pour d’autres, reconduisant par là des inégalités sociales contraire à un idéal de justice reproductive (Ross et Solinger, 2019). Nous sollicitons donc des travaux qui portent aussi leur attention sur les formes plus latentes et nuancées de résistances face à une libération totale de l’avortement, qui peuvent par exemple s’exprimer sous la forme d’hésitations et d’ambivalences chez différent·es acteur/rice·s de sa prise en charge, tout comme dans l’ensemble du corps social.

Dans certains espaces de formation ou d’activité professionnelle, au sein de groupes militants et politiques ou dans les lieux de production et d’exercice des lois, la contestation de principe d’un droit à l’avortement a cédé la place à une lutte pour en définir les modalités pratiques : où doivent avoir lieu les avortements ? À quel moment de la grossesse et jusqu’à quand ? Comment doivent-ils être pratiqués et par qui ? Quels motifs et circonstances les justifient ? Derrière un discours commun quant au droit des femmes à choisir, valorisant un ensemble de « droits procréatifs » (Hertzog et Mathieu, 2021), se cachent de subtils points d’achoppement. Que nous apprennent les débats autour de la poursuite de la libéralisation de l’avortement ? Que révèlent les contenus et formes des objections portées par les parlementaires, les travailleur/se·s et les militant·es impliqué·es dans sa prise en charge et leurs représentant·es dans l’espace public ? Quelle place occupent ces critiques, par exemple, dans les stratégies électorales des partis et des personnalités politiques ?

Des conceptions différentes de l’avortement s’affrontent, établissant des frontières entre avortements légitimes/illégitimes selon le contexte de survenue de la grossesse, selon les justifications énoncées par les femmes pour y recourir et les émotions qu’elles expriment, selon leurs caractéristiques et leur situation sociales, selon l’avancée de la grossesse au moment où elles en font la demande, selon les méthodes d’avortement et de gestion de la douleur choisies ou souhaitées, selon la gravité d’une anomalie fœtale ou la faible espérance de vie d’un potentiel nouvel être humain, etc. C’est donc au travers d’analyses fines et détaillées que pourront être révélées les réserves plus discrètes et les prénotions sur lesquelles butent encore l’idée et la concrétisation d’un avortement libre et accessible à toutes les femmes. Les représentations dominantes tendent à essentialiser le vécu de l’avortement comme un drame voire un évènement traumatisant en faisant abstraction de ses déterminations sociales et historiques (Mattalucci, 2018) et s’opposent à sa « banalisation ». Des luttes et débats entourent certaines modalités de sa prise en charge telles que la valorisation d’une méthode d’avortement ou de traitement des douleurs associées au détriment des autres (par exemple, de l’anesthésie locale pour les avortements par aspiration) et la restriction des choix laissés aux avortantes. Mais il s’agit aussi des conflits par exemple autour de l’extension de l’avortement par médicament ou de la téléconsultation (Atay et al., 2021), de la prise en charge d’avortant·es trans ou non binaires, de la place et de la nécessité de l’encadrement psychologique et/ou d’un « délai de réflexion » entre une demande d’avortement et son accomplissement, de la médicalisation de l’acte ou de sa pratique profane telle que cela a été historiquement défendu par certaines fractions du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) en France (Ruault, 2017b), etc.

     Car si, historiquement, la pratique des avortements a pu être un sujet de désaccords entre militantes et médecins engagés sur ce terrain, elle fait encore l’objet de rivalités entre différent·es acteur/rice·s et segments professionnels du champs de la santé (par exemple, en France, entre médecins de différentes spécialités, infirmières et sage-femmes, conseillères conjugales et psychologues, etc.), conduisant parfois à la redéfinition des responsabilités des un·es et des autres (par exemple, de l’accès à la technique ou à la prescription d’arrêt de travail) et de la division du « sale boulot » (Molinier et al., 2010 ; Perrin, 2021).

Troisièmement, nous souhaitons éclairer les pratiques individuelles et collectives visant à faire face à ces résistances recomposées, les stratégies élaborées pour rendre possibles ou simplifier les parcours des avortantes malgré des obstacles légaux ou matériels qui s’imposent à elles (carences locales dans l’offre de soins et disparités territoriales des lieux d’avortement et des professionnel·les le réalisant ou le délivrant,etc.), pour contrer les inégalités sociales entre avortantes (comme celles soulignées par N. Bajos et al., 2003) et les préjugés portés par les opposant·es à l’avortement et à sa libération. Il s’agit de documenter, notamment, le développement de pratiques (par exemple, prise en charge collective et numéro vert assurés par le Planning familial français) et circuits alternatifs d’accès à l’avortement (Women on Waves, Women on Web, etc.), le soutien des femmes pour des avortements transfrontaliers (par exemple, diffusion d’informations, caisse de solidarité), le recueil et partage de témoignages sur les expériences d’avortement et les « violences abortives » (Mathieu, 2019) (via, par exemple, des blogs ou les réseaux sociaux), la pratique d’avortements « sécurisés » hors cadre légal (Pheterson et Azize, 2006), les tentatives de légalisation de l’avortement (N’Diaye, 2021) ou la défense du report voire de la suppression des seuils limites dans les lois actuelles.

Comment les luttes pour obtenir un avortement ou pour en améliorer plus généralement son accès pour toutes les femmes se sont-elles adaptées face à des offensives et des entraves reconfigurées ? Comment les modifications légales et les discours qui y ont conduit se sont-ils/elles nourri·es des travaux scientifiques en particulier sociologiques ? Quel rapport à la légalité entretiennent aujourd’hui les militant·es pro-choix ? Comment sont traités judiciairement les illégalismes contemporains du militantisme autour de l’avortement dans les différents pays ? Comment les proches des femmes voulant avorter – parents, famille, ami·es, conjoint·es – pensent, interfèrent ou facilitent leur décision et sa mise en pratique (Cresson, 2006 ; Strong, 2022) ? Comment la stigmatisation de l’avortement contribue-t-elle à l’isolement des avortantes, voire les conduit-elles à réaliser un travail supplémentaire de contrôle de l’information (Norris et al., 2011 ; Thizy, 2021) ?

Plus largement, les textes pourront documenter la manière dont ces oppositions à la pratique de l’avortement (qu’elles soient religieuses, politiques ou autres), les réticences à sa libération et leur diffusion dans l’espace public participent à la construction sociale des décisions des femmes et teintent leurs expériences de cet épisode (Mathieu, 2016), tout comme leur sexualité, leur contraception et leur façon de penser la maternité après avoir avorté.

Les articles doivent s’appuyer sur des matériaux empiriques, qu’ils soient qualitatifs ou quantitatifs. Les mises en perspective historiques, les analyses comparatives diachroniques, entre sociétés ou aires géographiques sont les bienvenues. Enfin, les contributions pourront aussi prendre la forme de notes critiques consacrées à quelques ouvrages récents et importants étroitement liés à la thématique générale du numéro.

Les propositions de contributions (min. 500 mots-max. 1 500 mots), en français ou en anglais, devront décrire de manière synthétique les quatre éléments suivants : 1) Sujet abordé et état de la littérature pertinente pour le sujet traité 2) Matériau et méthodes 3) Résultats attendus 4) Courte bibliographie (max. 5 références)   Toute proposition ne respectant pas ce format sera automatiquement rejetée.   Les propositions doivent être adressées avant le 9 janvier 2023 au secrétariat de rédaction ainsi qu’aux trois coordinatrice/eur·s : rts.avortement@services.cnrs.fr. Elles feront l’objet d’un examen conjoint par les signataires de cet appel. La notification d’acceptation sera rendue aux auteurs au plus tard le 6 février 2023.   Les autrices et auteurs dont la proposition aura été retenue devront remettre leur texte, dont la longueur ne dépassera pas 75 000 signes (espaces, figures et tableaux compris), au plus tard le 3 juillet 2023. Chaque article sera évalué, de manière anonyme, par le comité de lecture de la Revue.

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[1] Pour un état des lieux des législations, mesures, tendances et conséquences dans le monde, voir Guillaume et Rossier, 2018.

[2] En effet, en France une femme sur trois a eu au moins une IVG au cours de sa vie (Mazuy et al., 2015 : 3) malgré une légère baisse du nombre d’IVG enregistrée pour l’année 2020 (Vilain et al., 2021).

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